La cuisine égyptienne est l’une des moins exportées au regard de sa qualité. Le Caire est l’endroit où on la découvre en entier : une cuisine de rue bâtie sur les légumineuses et le pain, des plats de viande mijotés des cuisines familiales et une tradition de pâtisserie qui fait réfléchir la plupart des visiteurs. Voici un guide pratique de ce qu’il faut manger et où.
Le koshari
C’est le plat que Le Caire s’est approprié : riz, lentilles brunes, pois chiches et macaronis en couches dans un bol, nappés d’une sauce tomate relevée, d’une sauce ail-vinaigre à part et d’un tas d’oignons frits croustillants. Il coûte 25 à 60 EGP selon la taille et le lieu, et c’est vraiment l’un des plats les plus satisfaisants que vous mangerez ici.
Abu Tarek, dans le centre-ville du Caire, est le restaurant de koshari le plus célèbre, en activité depuis 1950. Il fonctionne comme une cantine, rapide, bruyante, sans fioritures, et le koshari y est bon. La plupart des restaurants de koshari de la ville suivent un modèle similaire. Ce n’est pas un plat piège à touristes : c’est ce que les Cairotes mangent à midi.
Ful medames et ta’ameya
Le petit-déjeuner égyptien. Le ful medames, ce sont des fèves mijotées longuement avec de l’huile d’olive, du jus de citron et du cumin, servies avec de l’aish baladi (le pain plat égyptien, plus léger et plus gonflé que le pita). La ta’ameya est la version égyptienne du falafel, faite de fèves plutôt que de pois chiches, ce qui lui donne un intérieur vert et une saveur distincte. Comptez 20 à 40 EGP pour un petit-déjeuner complet à un chariot ou dans un café local.
La meilleure expérience se vit à un chariot de rue dans un quartier peu à la mode, comme Ramsès, Bab el-Louq ou Abdeen, tôt le matin avant 9 h. C’est un repas debout, enveloppé dans du papier. Allez le chercher.
Feteer meshaltet
Une pâtisserie feuilletée obtenue en repliant la pâte sur elle-même avec de la graisse, de technique proche du mille-feuille mais au résultat complètement différent. Elle se sert salée (avec fromage, viande ou œuf) ou sucrée (avec miel, confiture ou sucre glace). Les boulangeries d’Héliopolis et du quartier de Khan el-Khalili la réussissent bien. Regarder la pâte étirée et pliée sur une grande surface plane vaut qu’on s’arrête.
Mouloukhiya et cuisine traditionnelle en restaurant
La mouloukhiya est une soupe de feuilles de corète potagère, cuites jusqu’à une consistance épaisse et visqueuse avec du bouillon et de l’ail. La version haut de gamme utilise du lapin (arnab) plutôt que du poulet ; la saveur est plus riche. C’est une cuisine familiale plus que de rue : pour bien la manger, il faut un restaurant qui prépare réellement de la cuisine égyptienne traditionnelle plutôt qu’un menu pour touristes. Abou El Sid (plusieurs adresses au Caire, dont Zamalek) en propose une version fiable, et sa carte plus large couvre de nombreux plats traditionnels dans un cadre adapté aux visiteurs peu familiers des restaurants locaux.
Kebabs et grillades
La culture du grill égyptien tourne autour de la kofta (viande hachée épicée sur brochettes), des côtelettes d’agneau et du poulet grillé, servis avec du pain, de la salade et du riz. La chaîne El-Omda à Mohandiseen est une adresse locale de longue date, avec une cuisine solide à prix moyens. Tout grill de quartier au charbon sert une cuisine reconnaissablement bonne : l’odeur est un guide fiable.
Alcool et boissons
Le Caire est une ville à majorité musulmane. L’alcool est disponible (restaurants tenus par des chrétiens, hôtels licenciés et bars d’expatriés en servent), mais il est moins présent que dans les villes touristiques pleinement laïques. L’application de livraison Drinkies (propriété de Heineken Egypt) livre de l’alcool à des adresses du Caire, pratique si vous buvez dans une chambre d’hôtel ou un appartement en location. Plusieurs bars de Zamalek et de Maadi servent la communauté des expatriés. N’attendez pas que l’alcool soit disponible par défaut dans les restaurants locaux.
Faire une visite gastronomique guidée du Caire
La cuisine du Caire est dispersée dans des quartiers précis : trouver le bon chariot de ful, l’institution du koshari que les Cairotes fréquentent vraiment et le vendeur de ta’ameya au mélange d’herbes le plus frais demande des jours d’exploration que la plupart des visiteurs n’ont pas. Une visite gastronomique guidée du Caire condense cette découverte en une matinée ciblée : généralement Bab el-Louq, le centre-ville et soit le Caire islamique, soit les ruelles du marché de Khan el-Khalili, avec un guide local qui explique ce qu’est chaque plat, d’où il vient et pourquoi il compte. Parcourez les visites gastronomiques du Caire sur GetYourGuide.
Où manger selon le budget
Dans la rue : marché de Bab el-Louq pour le ful et la ta’ameya ; n’importe quel comptoir de koshari de quartier ; stands de rue du secteur de Ramsès pour les viandes grillées.
Restaurant de milieu de gamme : Abou El Sid (cuisine égyptienne traditionnelle ; Zamalek et autres adresses) ; Kazouza (Garden City ; plats égyptiens à la présentation moderne).
Poisson et fruits de mer : Le Caire n’est pas une ville de fruits de mer comme Alexandrie, mais les marchés aux poissons du secteur de Rod el-Farag, dans le nord du Caire, vendent du poisson frais à prix de gros, avec des restaurants voisins qui le cuisinent à la commande.
Si vous préférez explorer la scène gastronomique du Caire avec un guide local, les visites gastronomiques au Caire sont un moyen efficace de couvrir plusieurs quartiers et plats en une demi-journée. Pour un hébergement près du centre-ville, de Zamalek ou du musée égyptien, recherchez des hôtels au Caire sur Booking.com.